L’Amérique du Sud compte 58 Etats et 600 millions d’habitants et pèse prés d’un quart du PIB mondial. Les relations avec l’UE ont été initiées dés les années 60. Les deux rives de l’Atlantique entretiennent des rapports très étroits s’expliquant notamment par l’existence d’une histoire, d’une culture et d’une langue communes. L’UE est le premier donateur d’aide au développement , le second partenaire commercial et le second plus important investisseur dans la région.
Trois accords de coopération régionale ont été signés en Amérique latine, cette dernière prenant ainsi en partie comme modèle l’intégration européenne. Le « Mercosur » a été mis en place en 1991 entre l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, Uruguay et le Venezuela. En 1995, l’UE et le Mercosur ont signé un accord cadre de coopération alors que des négociations sur un accord d’association s’ouvraient en parallèle. La Communauté andine, fondée en 1969, regroupe la Bolivie, la Colombie, l’Equateur et le Pérou. Depuis 1996, cette dernière entretient un dialogue politique avec l’UE qui a été officiellement institutionnalisé en 2003.
Les parties prenantes aux organisations régionales (ou accords régionaux) mentionnées plus haut envisagent à présent de s’unir dans une Union des nations sud-américaines, officiellement lancée le 8 décembre 2004. Les éléments concerts de cette union seraient notamment le lancement d’une union économique (marché unique), la mise en place d’un parlement supranational, l’introduction d’une monnaie unique et la reconnaissance entre les Etats d’une citoyenneté sud-américaine.
L’UE a décidé de renforcer son influence et sa présence en Amréique du Sud et en Amérique centrale. En 1994, le dialogue dit de San José a ainsi été mis en place notamment pour s’attauquer aux problémes des conflits très présents dans la région. Les relations de l’UE avec le Chili et le Méxique sont particulièrement proches. L’UE a ainsi signé un ambitieux accord de libre-échange avec le Méxique en 2000. Les sommets UE-ALC (Amérique latine - Caraïbes) ont lieu tous les deux ans.

Le Groupe des Belles Feuilles (GBF), rassemblement de jeunes professionnels intéressés par les questions européennes, lance « Vigie 2012 », une initiative innovante pour scruter la place de l’Europe dans la campagne présidentielle.
Inspiré des méthodes de fact checking américaines, le site décortiquera jusqu’au second tour les interventions des candidats et la place réservée aux questions européennes dans les médias avec un double objectif : démêler le vrai du faux et mesurer la place de l’Europe dans le débat.
L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.