C’est officiel : la nouvelle première ministre islandaise, la sociale-démocrate Johanna Sigurdardottir, a annoncé vouloir lancer tout prochainement la candidature de son pays à l’Union européenne. Elle concrétise ainsi une promesse de campagne qui avait mené sa coalition de gauche à une victoire historique (sa première de l’Histoire) aux élections législatives du 25 avril, après que le précédent gouvernement eut été contraint de démissionner en raison de la faillite touchant le pays. Pour le petit pays nordique, les avantages de l’adhésion à l’UE se résument ainsi quasiment à un seul mot : euro. Pourtant, une telle adhésion représenterait également un tournant politique majeur, en particulier en termes de politique étrangère (neutralité, relation aux Etats-Unis) et de politique de pêche. Pour l’UE, en revanche, l’intégration de l’Islande, petit pays très développé et déjà très lié au droit européen de part son appartenance à l’Espace Economique Européen (qui lui permet de participer au marché intérieur), devrait se faire sans encombre. Cependant, l’affaire n’est pas encore totalement entendue : le parlement islandais devra tout d’abord formuler la demande d’adhésion, ce qui s’annonce délicat vu que certains partis de la coalition de gauche, dont les Verts, sont largement eurosceptiques. Ensuite, une fois la candidature formulée, celle-ci devra être avalisée par référendum... et l’on connait la capacité de l’UE à perdre des référendums a priori gagnés d’avance...
Voir nos« pages spéciales Islande »
(Photo : Stuck in Customs, flickr.com)