Du fait de la situation très conflictuelle de cette région et de son intérêt stratégique, le Moyen-Orient est une priorité centrale de l’agenda « relations extérieures » de l’UE. L’instrument privilégié de l’UE jusqu’à présent avait été le processus de Barcelone, lancé en 1995 sous présidence espagnole. Le processus de paix au Moyen-Orient représente un élément également essentiel de la stratégie européenne dans la région. Des relations bilatérales existent également avec l’Egypte, la Jordanie, le Liban, la Syrie, les territoires occupés (Palestine) et Israël. La présidence française du second semestre 2008 mettra également en place une Union pour la Méditérranée visant à relancer le processus de Barcelone en remmettant sur un pied d’égalité les partenaires des deux rives de la Méditerranée et en mettant en place des coopérations dans des domaines concrets.
Le partenariat euro-méditerranée (processus de Barcelone) lie 12 Etats du pourtour méditerranéen à l’UE. Une zone de libre-échange méditerranéenne devrait voir le jour en 2010. Mis à part les Nations Unies, c’est le seul forum dans lequel les parties prenantes au conflit israélo-palestinien siègent à la même table. Ce processus, qui sera redessiné dans le cadre du projet d’Union pour la Méditerranée, est également appuyé par la Politique européenne de voisinage. L’UE participe également au Quartet pour le Moyen-Orient (UE - ONU - Etats-unis - Russie) . L’UE défend l’idée de deux Etats indépendants et un réglement équitable de la question de Jérusalem dans la ligne de la « feuille de route » adoptée en 2000. L’UE travaille ainsi tant avec l’autorité palestienne qu’avec les représentants d’Israël.

Le Groupe des Belles Feuilles (GBF), rassemblement de jeunes professionnels intéressés par les questions européennes, lance « Vigie 2012 », une initiative innovante pour scruter la place de l’Europe dans la campagne présidentielle.
Inspiré des méthodes de fact checking américaines, le site décortiquera jusqu’au second tour les interventions des candidats et la place réservée aux questions européennes dans les médias avec un double objectif : démêler le vrai du faux et mesurer la place de l’Europe dans le débat.
L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.