Après la Slovénie et le Kosovo, le cycle électoral en cours dans plusieurs pays de l’ex-Yougoslavie s’est poursuivi cette semaine avec des élections législatives en Croatie. L’intégration européenne avait d’ailleurs une place importante dans ce scrutin puisqu’il s’agissait de désigner la majorité parlementaire et le gouvernement qui devront conduire le pays vers l’UE à l’horizon 2010-2011. Cette adhésion faisant largement consensus dans le paysage politique de ce pays dont la croissance et la stabilité sont souvent cités en exemple pour le reste de la région, la victoire de l’opposition sociale-démocrate, qui se dessine selon les premiers résultats, ne devrait pas avoir d’influence importante sur les négociations d’adhésion en cours. De l’autre côté des Balkans, la Roumanie organisait ce week-end les premières élections européennes de son histoire, près d’un an après son entrée dans l’Union. Et, comme dans le reste des nouveaux Etats membres, les citoyens roumains ont manifesté un intérêt plus que limité pour l’Europe, seuls 28% d’entre eux (soit exactement la moyenne enregistrée lors d’élections européennes dans les Etats membres issus de l’élargissement de 2004) s’étant déplacés pour voter. A ce jeu-là, c’est cette fois l’opposition de centre-droit qui s’est imposée, ce qui devrait engendrer une recomposition majeure des stratégies d’alliance entre les conservateurs, les libéraux et les sociaux-démocrates (ex-communistes). Malgré la faible participation, les élections européennes en Roumanie ont quand même délivré une vraie bonne nouvelle : l’effondrement du parti ultra-nationaliste « Grande Roumanie » de Corneliu Vadim Tudor qui, avec un score inférieure au seuil nécessaire de 5%, ne siègeront pas au sein de l’hémicyle de Strasbourg.
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