Suite au rejet par référendum en France (19.05.2005) et aux Pays-bas (1.06.2005) du « Traité instituant une Constitution pour l’Europe » , l’Union européenne s’est trouvée durant deux années dans une crise profonde, pudiquement appelée « période de réflexion » . De nouvelles élections législatives ayant eu lieu aux Pays-Bas en 2006 et en France en 2007, la négociation entre Etats membres put reprendre à l’été 2007 et déboucha sur un « traité réformateur » , appelé « Traité de Lisbonne » suite à sa signature le 13 décembre 2007, au Portugal, par les Chefs d’Etats et de gouvernements.
En reprenant l’essentiel du texte élaboré par la « Convention sur l’avenir de l’Europe » en 2002-2003, mais en renonçant à la symbolique constitutionnelle, le « Traité de Lisbonne » satisfait aussi bien les Etats, comme l’Allemagne, favorables au « Traité constitutionnel européen » que les pays, comme la France, qui l’ont rejeté.
Loin du « plan B » dont avaient rêvé certains opposants au « Traité constitutionnel européen », le « Traité de Lisbonne » règle de nombreux problèmes institutionnels et comporte des avancées démocratiques mais ne résout en rien le malentendu persistant entre les citoyens européens et l’Union européenne.
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