La Commission européenne et l’Ukraine ont signé, lundi 23 mars à Bruxelles, une déclaration commune visant à moderniser durablement le réseau de transit de gaz ukrainien. Selon les termes de la déclaration, également signée par la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) et la Banque mondiale, l’Ukraine s’engage à se conformer aux réglementations européennes en matière d’énergie, notamment en ce qui concerne la transparence du marché et l’indépendance de l’organisme de régulation, en échange de quoi le pays recevra l’aide des institutions financières susmentionnées pour améliorer ses infrastructures gazières. Selon les experts de la Commission, les investissements prévus pourraient entraîner des gains d’efficacité atteignant 25 à 30%, ce qui constitue effectivement un objectif « gagnant-gagnant », selon les mots de la commissaire européenne chargée des relations extérieures Benita Ferrero-Waldner : L’Ukraine obtient d’une part la possibilité de moderniser un réseau vétuste hérité de l’ex-URSS, de renforcer sa position et sa crédibilité sur le marché de l’énergie et de se rapprocher encore un peu plus de l’intégration européenne ; de son côté, l’UE, dont le quart du gaz qu’elle consomme lui est livré par le réseau ukrainien, bénéficiera de cette stabilité et de cette transparence, alors qu’on se souvient que les coupures de gaz russe en janvier dernier avaient été justifiées par l’accusation de « siphonage » de Moscou à l’encontre de Kiev. Seul hic : Le gaz qui transite par l’Ukraine restera toujours produit en Russie… laquelle a d’ailleurs déjà fait savoir, par l’intermédiaire de son premier ministre Vladimir Poutine, qu’elle s’offusquait du fait de ne pas être mentionnée dans la déclaration commune.
Voir nos « pages spéciales Ukraine »
(Photo : Service audiovisuel de la Commission européenne)