Contrairement au leadership affiché lors des négociations de Kyoto, et qu’elle prétend toujours assumer dans le cadre des négociations menant au sommet de Copenhague en décembre, l’ Union européenne se montre aujourd’hui très prudente sur les objectifs de réduction de l’effet de serre et sur les budgets alloués à la lutte contre le changement climatique. En septembre, la Commission européenne avait évalué à 100 milliards d’ euros l’aide mondiale aux pays en développement spécifiquement consacrée à la lutte contre le changement climatique et l’adaptation de leurs économies. Dans ce total, l’aide publique représenterait entre 22 et 50 milliards d’ euros, le reste étant constitué de l’aide privée ou des bénéfices tirés du marché des quotas de CO². La proportion de l’Union atteindrait alors de 5 à 15 milliards d’ euros, selon les estimations de la Commission Européenne.
Lors du Conseil européen du 30 octobre, les chefs d’ États ont validé ce total de 100 milliards d’euros mais ont échoué à se mettre d’accord sur le chiffre précis de la contribution européenne et sur une répartition entre États membres. Le débat a vu s’opposer une avant-garde (Suède, Danemark, Belgique), voulant un objectif chiffré élevé, et un groupe d’Etats (Allemagne, Pologne) encore largement dépendants du charbon et refusant tout objectif chiffré. Cette confrontation a résulté en... une absence de décision, de bien mauvais augure quelques semaines avant le sommet de Copenhague.
Voir nos « pages spéciales Environnement et changement climatique »
(Photo : UN Climate talks, flickr.com)


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