Le rendez-vous de la semaine prochaine, c’est bien entendu la commémoration des 20 ans de la chute du mur de Berlin, lundi 9 novembre 1989, qui donner lieu toute la semaine à d’importantes manifestations dans la capitale allemande : rencontre des anciens dirigeants allemand (Helmut Kohl), soviétique (Mikhail Gorbatchev) et américain (George Bush senior) et de lauréats du prix Nobel de la paix, chaine humaine symbolisant le mur, discours des actuels dirigeants allemand (Angela Merkel), britannique (Gordon Brown), français (Nicolas Sarkozy) et russe (Dmitry Medvedev), feux d’artifice, concerts... Ces commémorations viennent nous rappeler ce que nombre d’Européens, et particulièrement les Allemands, ont tendance à oublier : que l’Europe était encore imperméablement divisée il n’y a pas une génération, que la « révolution de velours », sans qu’un coup de feu ne soit tiré, tint littéralement du miracle, et que malgré toutes les difficultés et incompréhensions qui peuvent subsister, la « réunification européenne » a apporté au continent les progrès les plus rapides de son histoire. La France a d’ailleurs décidé de s’associer aux célébrations de la chute du mur : une grande fête aura lieu place de la Concorde parallèlement aux festivités berlinoises. 2 jours plus tard sera célébré un autre événement historique, l’armistice de la première Guerre Mondiale, avec là aussi un symbole d’importance : la présence d’Angela Merkel, c’est-à-dire pour la toute première fois d’un chancelier allemand, ce qui permet d’associer la réconciliation franco-allemande au souvenir de l’armistice, qui prend ainsi une tout autre dimension. Comme quoi le coupe franco-allemand et l’Europe en général, malgré la délicate période actuelle, ne va pas si mal.
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(Photo : GothPhil, flickr.com)










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