Neelie Kroes a récemment accusé Nicolas Sarkozy de « bloquer sa propre industrie », en se référant à la volonté du président français de voir produire en France les voitures de marque française, en visant en particulier Renault. Dans un entretien au journal allemand Handelsblatt, elle s’est exprimée sur les annonces du chef de l’Etat français :« Si l’industrie française ne devait plus produire que pour le marché français, elle ne se ferait pas une faveur ». L’encore Commissaire à la Concurrence a également répondu à Nicolas Sarkozy, qui, selon la presse française et néerlandaise, l’avait accusé de n’avoir que « deux neurones » : « comme cela j’en ai au moins 100% de plus que lui (nldr : Nicolas Sarkozy) ».
Au-delà de ces polémiques futiles, ce sont deux conceptions du marché intérieur et de l’industrie qui s’affronte : d’un coté, Nicolas Sarkozy, déjà habitué aux négociations difficiles avec les services européens de la concurrence (sauvetage d’ALSTOM) et voulant garder à tout prix une industrie en France, d’un autre côté, Neelie Kroes, libérale croyant aux vertus du marché régulé et d’une concurrence bénéfique.
De façon ironique, Mme Kroes devra prochainement occuper le portefeuille de la Société de l’Information et des Médias, un poste qui la propulsera aux premières places de l’attention médiatique dans les années à venir...
(Crédit Photo : Commission Européenne)










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