Le 3 mars, Giorgio Napolitano, président de la République italienne, s’est rendu en visite d’Etat officielle en Belgique et auprès des institutions européennes … Une destination qu’il connaît bien, puisqu’avant d’exercer la plus haute charge de l’Etat, Giorgio Napolitano était parlementaire européen. A cette occasion, le président de la République a fait part de l’ « ardeur européiste » de l’Italie, notamment dans un moment difficile pour l’Europe (entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, crise financière). Dans ce contexte, Giorgio Napolitano a déclaré : « Aucun État membre de l’Union européenne n’est capable à lui seul de faire face aux défis de la mondialisation » de telle sorte que « l’UE est la voie obligatoire pour tous ». S’invitant dans le débat sur la stratégie UE2020, il a espéré que cette stratégie permettrait de dépasser « les lacunes ou les erreurs » de la stratégie de Lisbonne…
Loin de la langue de bois habituelle, les déclarations de Giorgio Napolitano ont résonné comme une plaidoirie convaincante (voire une déclaration d’amour) pour une Europe qui voit grand et qui fonctionne bien. Plus qu’une déclaration protocolaire, les propos de Giorgio Napolitano ont eu l’avantage de faire entendre une autre musique italienne sur l’Europe, plus agréable que les déclarations parfois maladroites de son chef de gouvernement actuel, notamment sur l’entrée dans l’Union Européenne de la Russie ou d’Israël, ou sur les qualificatifs déplacés à l’égard de parlementaires européens.
Crédit Photo : Wikipedia/Domaine Public/ Centro Nazionale Volontariato










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