Après des mois de recherche d’un repreneur pour sa branche européenne Opel, d’interventions de la part des gouvernements allemand, britannique et belge, ainsi que de la Commission européenne, bref après des mois de travail et de négociations... l’ex-géant automobile américain vient d’annoncer qu’il renonçait au pré-accord établi avec le consortium Magna-Sberbank, qui avait pourtant le soutient de quasiment tous les acteurs. Motif : la reprise économique n’exige plus la vente. Voilà une nouvelle qui peut sembler bonne, mais qui a pourtant suscité des réactions des plus irritées en Russie (pays de Sberbank) et surtout en Allemagne, aussi bien de la part des politiques que des syndicats. En effet, le gouvernement avait accordé des prêts et des garanties afin qu’Opel puisse survivre et être vendu, et la « reprise économique » ne devrait pas empêcher qu’un grand nombre d’emplois soit supprimé, en tout cas bien plus que dans le cadre du plan proposé par Magna-Sberbank. Comme le disent de nombreux commentateurs, ceci prouve que les décisions finales sont toujours prises aux Etats-Unis... mais est-ce si réjouissant ?
Voir notre « dossier spécial L’Europe dans la crise »
(Photo : gmeurope, flickr.com)










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