Lors d’un entretien organisé sous l’égide des Etats-Unis et de l’UE le 9 octobre, les dirigeants des deux entités constituantes de l’Etat de Bosnie-Herzégovine, la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine (qui regroupe les habitants musulmans et croates) et la République serbe de Bosnie, ont accepté de fixer au 20 octobre la date butoir pour s’accorder sur la réforme de leur Etat. Cette réforme est exigée par l’UE comme préalable à la ratification de l’Accord de Stabilisation et d’Association (ASA) qu’elle a signé avec la Bosnie le 16 mai 2008, et qui constitue, par le renforcement progressif des liens politiques et économiques, la première étape du processus d’adhésion à l’Union Européenne pour les pays des Balkans occidentaux. Or, l’UE considère que l’Etat bosniaque actuel, caractérisé par de fortes tensions entre ses deux entités ethniques et par une corruption endémique, ne serait pas viable sans le soutien de la mission internationale (ONU + UE) toujours présente sur son sol. Elle demande donc un renforcement de l’Etat central, renforcement accepté par la « Fédération » mais a priori rejeté par la République serbe, dont la préférence pour l’indépendance fait peu de doute. Son premier ministre Milorad Dodik a d’ailleurs récemment affirmé qu’il considérait que l’Etat bosniaque n’avait pas de futur… Sur la route de la Bosnie vers l’Union, les embûches ne manqueront pas.
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(Photo : Brenda Annerl, flickr.com)










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