Mais que fait Angela Merkel ? La chancelière allemande semble perdue. Et avec elle, l’Europe. Au lieu d’assumer le rôle leader que pourrait lui conférer la locomotive allemande, elle assiste, contrainte ou passive, aux évènements. Quand elle est présente, l’Allemagne bloque. Sur le plan intérieur, les élections régionales voient la montée de son opposition et le laminage de ses alliés libéraux, qui ne cessent d’opposer un refus à tout mécanisme européen de solidarité. Même sa majorité parlementaire veut encercler son mandat de négociation au Conseil européen. Sur le plan européen, l’agenda allemand reste entouré d’une philosophie française et doit s’accommoder de l’opposition de plus petits pays. Angela Merkel n’a pu qu’assister, passive, à l’abandon d’Axel Weber, le candidat allemand à la tête de la BCE. Quant à l’international, le volte-face soudain de l’Allemagne sur le nucléaire et son abstention sur la Libye la placent non plus parmi les décideurs mondiaux mais parmi les observateurs ronchons.


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