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La phrase
Le Canard et l’hypothèse DSK

Dans le Canard Enchaîné du 21 juillet 2010, l’hebdomadaire emplumé fait des plans sur la comète DSK. Selon lui, l’actuel directeur général du FMI pourrait être tenté de « se faire bombarder, à l’automne 2012, président de l’Europe (sic), à la place du Belge Herman Van Rompuy » en cas de non candidature à l’élection présidentielle en France en 2012.

Or le mandat de président de l’Europe n’existe pas, et pour pouvoir être nommé Président du Conseil européen, il vaut mieux faire partie du club des anciens ou actuels chefs d’Etat ou de gouvernement européens. Ce que ne sera pas DSK s’il ne se présente pas à l’élection présidentielle.....


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nv
27 juillet 2010
14:42
Pan sur le bec !

« pour pouvoir être nommé Président du Conseil européen, il faut faire partie du club des chefs d’Etat ou de gouvernement européens »

Ah bon ?

Article 15.5

« Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. En cas d’empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut mettre fin à son mandat selon la même procédure »

« Le président du Conseil européen ne peut pas exercer de mandat national. »

Il n’est pas dit que le conseil nomme son président parmi ses membres. Ni quoi que ce soit. DSK, en droit, pourrait devenir président. Je ne vois aucune contradiction légale...

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a
27 juillet 2010
14:56
Pan sur le bec !

Pan sur le pan numéro 2.

Tony Blair était chef d’Etat au moment où il était dans la course pour devenir président du Conseil européen ?

Renseignez-vous avant de démonter le Canard pour le plaisir.

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Gloubil
27 juillet 2010
15:10
Pan sur le bec !

Ben non, Tony Blair n’était pas chef d’Etat, mais il faisait « partie du club » comme c’est dit ici, pour avoir exercé de telles fonctions.

Ce n’est peut être pas dans les Traités, mais c’est une condition imposée par les chefs d’Etats et de gouvernement en exercice. La pratique est peut être courte, mais c’est clairement admis ! Donc pan sur le bec pour « a » !

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toyan
27 juillet 2010
15:38
Pan sur le bec !

Oui mais en tant qu’ancien ministre des finances, ancien directeur du FMI et présidentiable français (ça compte encore un peu)... il a incontestablement le profil pour être proposé au poste de président du conseil européen....

Malgré tout le respect du au « petits » pays, ce n’est pas le président Estonien ou le 1er conseiller Maltais qui va dire...nan cuila c pas possible il est pas président...à ce jeu là, les possibilités françaises s’appelleraient donc Chichi ou GisGis... ce qui ne nous rajeunirait pas hein !...

Dès lors le poste est donc ouvert aux ex 1er ministres... (j’imagine pas un poste Européen non ouvert à des candidats français...isn’t it ??) et dans ce cas là, un DSK vaut pas moins que Juppé, Raffarin, Fabius ou Rocard MDRRRRRRRRRRRRRRRR !!

Et Pan sur le pan du bec

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Pan sur le bec !

Bon, en gros si je comprends bien, l’auteur anonyme des Euros a voulu faire de la phrase choc, et a oublié sa précision au passage.

Rien de bien grave, si ce n’est un gros quiproquo. Je traduis la pensée de l’auteur : « DSK n’a pas été un chef d’Etat européen. Si on est réaliste, on comprendra que les chefs d’Etat et de gouvernements de l’UE se mettent d’accord pour que leur Président de Conseil soit du sérail (donc un ancien du collège des chefs), et que DSK n’étant pas et n’ayant pas été chef de l’Etat français, il aurait du mal à prétendre au poste ».

Boarf, c’est vrai que c’est moins choc que l’article.

Mais ce qu’on reproche aux gens qui parlent mal de l’Europe, c’est justement leur imprécision.

Pierre.

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Antoine
27 juillet 2010
16:29
Pan sur le bec !

Pierre, la semaine n’est pas l’oeuvre d’un auteur anonyme, mais est assumée par toute sa rédaction.

En ce qui concerne les supposées arrières-pensées des Euros, je tiens à te rassurer : il n’y en a aucune. En tout cas, certainement pas celle de supposer que tel ou tel n’a pas l’étoffe d’un chef d’Etat.

Comme l’ont révélé les commentaires, la pratique instituée est de nommer à la tête du Conseil européen une personnalité étant (ou ayant été)à la tête d’un gouvernement ou d’un Etat. Malgré tout, il s’agit d’une pratique relativement jeune, étant donné que le poste vient d’être créé.

A + Antoine_

Antoine
27 juillet 2010
16:48
Pan sur le bec !

PC, Voici un commentaire dont la recherche de compromis ne peut qu’honorer son auteur. Mais je ne suis pas sûr que cela sera suffisant pour clore les prises de bec (je me permets de filer la métaphore).

En effet, je conviens que la brève était peut être formulée de manière maladroite, mais je reste toutefois pantois quant au contenu même de l’article. Car ce n’est pas tant la maladresse / l’imprécision que je critique mais le fond même. On croirait lire que la nomination du président du Conseil se fait comme celle d’un pape. Un genre de sous-entendu « Ce n’est pas écrit stricto sensu dans le traité, mais en fait ils se réunissent et jurent de ne pas quitter la salle du conseil avant d’avoir élu un président parmi eux. Un malheureux chef d’unité est désigné pour leur apporter café et pain sec lorsqu’ils en ont besoin. L’élection se fait par phases successives jusqu’au consensus ou et à ce que la fumée blanche sorte de la petite cheminée de Justus Lipsius. Alors la foule rassemblée rond point Schuman peut s’en aller rassurée à la maison... »

Pour le coup je doute assez que le critère « chef d’Etat actuellement en poste » soit dans une condition sine qua non pour entrer en fonction. Mais si tel était le cas, je peux déjà dire que jamais on n’aura de président du Conseil français, allemand ou britannique car qui serait assez suicidaire politiquement pour abandonner une telle fonction au profit du poste ô combien prestigieux de plante verte de Justus Lipsius ? Je doute également qu’on en arrive à un point où les dits chefs d’Etat jouent un coup de billard en 10 bandes pensant se faire élire au niveau national uniquement pour un jour devenir calife à la place du calife.

Quoi qu’il en soit, le traité ne précise rien de tel et comme cela a été remarqué, la pratique dans le domaine est plutôt courte, donc je ne pense pas qu’il faille en tirer des généralités qui seraient, forcément, hasardeuses.

Voilà donc pour la pertinence de la remarque. Sur les conclusions à tirer de l’article, i.e. DSK ne va pas pouvoir se faire « bombarder » pdt du Conseil en claquant des doigts, je suis par contre assez d’accord. Les négociations entre Etats membres ont leurs raisons que la raison ne connaît pas et il est bien probable qu’un consensus puisse se créer autour de DSK, mais surtout qu’on lui préfère un collègue à la personnalité aussi forte et prononcée que Van Rompuy actuellement en poste :-) Car si le mandat est plutôt restreint, je doute que les Etats membres voient avec bonheur la possibilité qu’une personnalité s’affirme tellement qu’elle étofferait les tâches de ce poste et créerait de facto un « précédent institutionnel » qui reviendrait à avoir un réel président du Conseil... Telle est la question. DSK n’est-il pas trop « dangereux » à ce poste ?

Pour voir ça de la perspective bruxelloise, je reste persuadé que les présidences tournantes ont un rôle plus important à jouer que le pauvre Herman qui se languit au Conseil alors que la Belgique peine à retrouver un gouvernement stable...

Mathieu COLLET
27 juillet 2010
16:58
Mathieu Collet, président d’Euros du Village
Pan sur les Euros

Je vois que cette petite brève a suscité des commentaires assez directs. Versac nous dit sur twitter que c’est « n’importe quoi », on a même été traités de « guignols »... Cela montre au moins qu’il y a du débat, mais il ne faut pas exagérer ! Il n’y a pas de quoi en faire un fromage (aucun rapport avec le bec).

L’auteur de la brève a estimé que l’hypothèse relayée par le Canard était d’intérêt, et repris le titre de l’une de ses rubriques en clin d’oeil ; certes, c’est peut être un peu fort, ma foi, et les relecteurs n’y ont pas vu à redire. Cela arrive.

Il est clair que la question de l’appartenance au club des anciens ou actuels chefs d’Etat et de gouvernement n’est pas tranchée par les traités, bien qu’elle semble l’être par la pratique. Cela n’empêche en effet personne, qu’il s’agisse du directeur général du FMI, de celui de l’OMC ou du boulanger de votre quartier de faire acte de candidature ou de laisser dire qu’il prétend au poste. Mais se limiter à la lettre des traités, c’est un peu de courte vue me semble-t-il.

Bref, les Euros ne sont pas du genre donneurs de leçons et on veut bien admettre que la brève en question est un peu imprécise. Les commentaires sont ouverts, ils sont faits pour nous critiquer, nous contredire, voire nous rappeler à l’ordre si nécessaire.

La brève a été adaptée en conséquence, pour éviter tout problème d’interprétation. Comme les Euros le font exceptionnellement, je reproduis l’original de la brève ci-dessous :


Pan sur le bec

Dans le Canard Enchaîné du 21 juillet 2010, l’hebdomadaire emplumé fait des plans sur la comète DSK. Selon lui, l’actuel directeur général du FMI pourrait être tenté de « se faire bombarder, à l’automne 2012, président de l’Europe (sic), à la place du Belge Herman Van Rompuy » en cas de non candidature à l’élection présidentielle en France en 2012.

Malheureusement pour le volatile, le mandat de président de l’Europe n’existe pas, et pour pouvoir être nommé Président du Conseil européen, il faut faire partie du club des chefs d’Etat ou de gouvernement européens. Ce que ne sera pas DSK s’il ne se présente pas à l’élection présidentielle...

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Antoine
27 juillet 2010
17:37
Pan sur les Euros

Pan sur les Euros ? Non quand même pas... mais voilà qui démontre que vous avez au moins de l’humour et que vous savez reconnaître une erreur. Dont acte.

Toutefois je suis encore un peu en désaccord, comme exprimé précédemment. Si la pratique est bien courte (une nomination jusqu’à présent) bien malin celui qui pourra dire que le Conseil ne regardera que parmi ses membres, ou anciens membres pour trouver l’élu ! En tout cas, il serait pour reprendre votre expression de bien courte vue que de généraliser une pratique qui n’est pas définie juridiquement uniquement à l’aide d’un exemple concret. Peut-être Van Rompuy n’était-il que l’exception qui confirmera la règle... Je ne le sais pas personnellement, je m’en tiens donc à la lettre du traité en ajoutant les remarques que je faisais dans mon dernier commentaire. C’est là une discussion théorique et je ne pense pas qu’aucun de nous ne changera son avis, je m’en tiens donc là. Mais puisque la brève s’amusait à donner une petite leçon au Canard, il faut au moins s’assurer de ne pas tomber dans les écueils que l’on dénonce.

Encore une fois, une imprécision comme « président de l’Europe » ne me gène pas tellement si ça peut amener les citoyens à s’intéresser à la question. Toutefois certains Européens, notamment les « Europhiles » aiment à préciser les moindres petits détails (cf votre brève), pensant peut-être que c’est comme ça que les citoyens vont s’intéresser à l’UE, et voilà sur quoi on débouche... Je ne suis pas sûr qu’on ait bien fait avancer le schmiliblick, mais bon, on s’amuse entre gens de bonne compagnie.

Enfin, de là à dire que je pense que mon boulanger pourra faire un acte de candidature crédible c’est franchir un pas que j’estime trop grand. Je promets de lui en parler à l’occasion, mais je ne suis pas sûr qu’il soit intéressé. Pour les autres, effectivement, je pense que la liste des postulant pourrait être potentiellement grande : il y a bien des anciens commissaires, quelques parlementaires, quelques ministres ou anciens ministres qui pourraient tout à fait avoir l’étoffe requise.

Mathieu COLLET
27 juillet 2010
18:02
Mathieu Collet
Pan sur les Euros

Antoine, merci pour ce commentaire.

Je n’ai pas écrit cette brève et n’approuve pas forcément tout ce que publient les Euros (c’est ça l’esprit d’équipe - je sais, c’est beau). Mais pour le coup, je suis assez étonné de voir invoqués des traités qui sont loin d’être précis et complets sur le fonctionnement du conseil ! Quid du contexte politique et diplomatique ?

Ma conviction est que présider seul une tablée de 27 chefs d’Etat et de gouvernements ne peut se faire que si on a déjà par le passé assumé des fonctions similaires. Le gap en termes de légitimité (l’élection à la tête d’un pays, ce n’est pas rien), de crédibilité, de capacité de compromis, serait trop grand. La preuve : on a choisi un président faible, mais on a tout de même choisi un premier ministre. Il me semble qu’on aurait pu faire plus simple en choisissant un candidat non issu de ce club, qui aurait été tout aussi faible ; d’autant qu’on aurait pu éviter de perdre une chance d’amplifier la crise belge. Mais simplement, ce n’était pas envisageable.

Enfin, je suis d’accord avec vous sur la chasse aux petits détails : c’est parfois énervant. Et cela me donne l’occasion de rappeler une chose : les Euros ne sont pas un groupe de gentils europhiles, nous ne sommes pas militants de l’Europe, ni follement pro-européens et surtout pas fédéralistes. Il y a un peu de tout chez nous. Bref, un petit rappel que je tiens à faire, et une chose que l’on constate en nous lisant.

PC
27 juillet 2010
17:45
Le Canard et l’hypothèse DSK

@ Antoine ton boulanger étant belge, et compte tenu de la règle (qui elle, a fait ses preuves) qui veut qu’on alterne les nationalités aux postes européens, je doute qu’il puisse réellement défendre ses chances dans la course à la Présidence du Conseil européen.

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Antoine
27 juillet 2010
17:50
Le Canard et l’hypothèse DSK

C’est dommage il aurait pu leur préparer des bonnes petites viennoiseries pour les réunions du Conseil... Par contre maintenant je ne sais pas comment je vais m’en sortir, je viens de lui en parler au téléphone et il avait l’air à fond dedans ! t’aurais pas pu laisser ton commentaire plus tôt ? :)

tuc
27 juillet 2010
17:50
Le Canard et l’hypothèse DSK

Suffirait-il de quelques désaccords exprimés en commentaires, ou des remarques twitées d’un ex-blogueur « influent » (qui réfute lui même le statut, a juste titre), pour que les Euros du Village se sentent obligés de justifier le contenu de leurs articles et autres brèves ? Des lecteurs ne sont pas d’accords, ils l’expriment : c’est le jeu des commentaires. Pourquoi diable vous évertuez-vous à vous justifier ? Et pourquoi publier la version originale qui, du reste, ne change rien ? Vous donnez l’impression de ne pas être très confiants dans vos textes (qui sont pourtant bons, sans quoi vous ne seriez pas pris au sérieux). Et ce n’est pas la première fois...

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Mathieu COLLET
27 juillet 2010
18:23
Le Canard et l’hypothèse DSK

Tuc, on s’est fait allumé sec sur le coup (via facebook, twitter), comme je le dis dans mon précédent commentaire ; on devait réagir.

Et on est d’accord sur le « il faut », qui peut être considéré comme une erreur. Nous corrigeons les erreurs qui ne sont pas passé à travers les mailles de la relecture, et qu’on nous signale par commentaire. Cela arrive, rien n’échappe à la vigilance des internautes. Et cela ne fait que deux fois en un an que nous ajustons à la marge un contenu (le précédent était l’article sur les salaires des professionnels de l’UE, qui comportait une petite coquille sur l’imposition).

Malgré notre exigence, très forte, sur le contenu, nous ne sommes pas parfaits, et par respect pour nos lecteurs (qui représentent souvent un public très exigeant et parfois expert), je préfère montrer que nous sommes attentifs et à l’écoute que l’inverse. Ce qui n’empêche pas, en plus de cela, un désaccord sur le fond avec certain commentaires !

Antoine2
27 juillet 2010
19:29
Le Canard et l’hypothèse DSK

S’il fallait répondre à Antoine, et répondre sur la ligne des Euros, je crois que les Euros ne sont pas « europhiles ». Ni europhobes. La ligne éditoriale n’a pas changé : pas d’eurobéats, pas d’euroangélisme mais pas de critique gratuite ou idéologique non plus.

S’il fallait maintenant répondre sur le fond : oui, il est clair que les règles d’élection du Président du Conseil européen sont des plus obscures et pas des plus démocratiques. La pratique fait que, sans jamais être véritablement « candidat » à un tel poste, pour l’être tout à fait, il vaut mieux être ou avoir été chef d’Etat ou de gouvernement. La question de la légitimité soulevée par Mathieu est la bonne : quel « club » ou « association » accepterait de se faire présider par quelqu’un qui n’en a jamais été membre ?

De plus, une même pratique s’applique pour la tête de la Commission, et c’est vraiment dommage : depuis Santer, on ne nomme/élit à la tête de la Commission que des personnalités ayant été PM ou président. Cette pratique est dommage : en ayant appliqué de telles règles dès le début, on aurait jamais eu des Delors, Hallstein ou des Jenkins...

C’est dommage, mais ça confirme de plus en plus une des analyses des Euros : le Conseil européen a de plus en plus de poids. Et pas toujours le meilleur.

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PC
27 juillet 2010
20:50
Le Canard et l’hypothèse DSK

« Depuis Santer », ça fait 2 Présidents de Commission européenne... pousse pas le bouchon trop loin non-plus Antoine.

Antoine
28 juillet 2010
08:58
Le Canard et l’hypothèse DSK

Je n’attendais pas provoquer de malaise en écrivant « europhiles », mais il s’avère que personne n’ose se reconnaître derrière ce vocable. Soit. Il n’en reste pas moins que je ne vois pas l’intérêt de la brève initiale si ce n’est de chercher la petite bête. Mais peu importe.

Sur la question des « revovling doors » entre gouvernments et insitutions européennes, il est tout simplement possible que le niveau des postes soit tellement elevé que de facto on y retrouve les même personnes. La question de la légitimité est certes concevable, mais on peut trouver aussi nombre de contre exemples à vos arguments. Ainsi si le Conseil souhaitait tellement garder la main, il n’aurait pas nommé Ashton et on se trouverait avec une Commission européenne qui ne serait qu’une reproduction du Conseil européen voire le club des anciens du Conseil (je me permets d’éxagérer un peu, mais c’est uniquement sur conseil de mon boulanger)... Toutefois il n’en est rien. Certes la nomination se fait pour préserver la prépondérance du Conseil mais s’exprime plus dans le choix des personnalités en question, comme je le laissais sous entendre. On prefère choisir des personnalités à faible caractère afin de préserver un statu quo dont les Etats membres ont l’air de se satisfaire. C’est pourquoi je ne suis pas sûr que Blair ou DSK puisse un jour remplir les fonctions, si le Conseil n’accepte pas d’évoluer pour suivre l’esprit du nouveau traité.

Enfin, dernier petit point, je ne pense pas que le Conseil ait plus de poids qu’auparavant. Le Conseil a le poids qu’il doit avoir, car l’UE reste une union d’Etats, chose qu’on a tous tendance à oublier...

Antoine2
27 juillet 2010
21:33
Le Canard et l’hypothèse DSK

Quand j’écris depuis Santer, je veux dire depuis la nomination de Jacques Santer (donc 3 présidents : Santer, Prodi, Barroso).. bref, un peu plus de dix ans.. mais c’est la tendance de fond qui importe : une ascension et omniprésence du Conseil. (c’est mon opinion, pas celle des euros)

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Benjamin
18 août 2010
16:30
Le Canard et l’Europe
L’UE sous la plume du Canard

Ce que je retiens de cette brève pour ma part, c’est la mise en évidence de cette autre « imprécision » de journaliste qui nous vient cette fois-ci du Canard lui-même : le fameux « Président de l’Europe ». Là aussi, on pourrait se contenter d’accuser le rédacteur de maladresse ou de raccourci. Malheureusement le Canard, malgré toutes ses qualités, ne s’est jamais donné la peine de vraiment comprendre la politique européenne. Ce qui l’intéresse avant tout, et souvent pour notre grand plaisir, est la canardière franco-française... quitte à reprendre les clichés et idées reçues sur « Bruxelles », les « eurocrates », etc. Ce qui est franchement agaçant. Je pardonne donc aux Euros leur petite erreur, même s’il est vrai que leur vocation à décrypter l’Union européenne (ô combien nécessaire au vu de la pauvreté d’une grande partie de la presse) devrait les rendre irréprochables. Ils se rattrapent par leur réponse et leur transparence.

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Valéry
16 septembre 2010
12:31
L’UE sous la plume du Canard

La brève reformulée est irréprochable. Effectivement la première version comportait une erreur factuelle.

Le fait est que désormais les fonctions de président de la Commission et la nouvelle fonction de président du Conseil sont semble-t-il réservées de facto sinon de jure à des membres du « club ». En effet l’objectif est de faire en sorte que ce soit ce club qui gouverne et non pas les institutions européennes qui ont la charge des affaires européennes, et surtout pas ceux qui doivent répondre de leurs actes devant des eurodéputés.

Voir les réactions déplorables du gouvernement français face aux observations de la Commission sur les Roms, on voit bien qu’ils n’ont plus l’habitude d’une Commission européenne indépendante.

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