Romano Prodi
Romano Prodi a lontemps éte la figure incontournable de la gauche italienne (années 90 et années 2000 jusau’à récemment). Economiste et juriste de formation, M. Prodi a éte professeur dans de brillantes universités européennes et américaines (notamment Harvard). Il a éte premier ministre italien (Président du Conseil) à deux reprises : de 1996 à 1998 puis de nouveau de 2006 à 2008 (avant le retour de Berlusconi, son grand rival de toujours). M. Prodi a égalemet été Président de la Commission europénne de 1999 à 2004, fonction qu’il a assumé alors que la Commission traversait une crise sans précédent aprés la démission de la Commission Santer.
Sur le « non » irlandais, M. Prodi nous a confié être pessimiste quant à la possibilité de trouver une solution rapide à la crise. On ne peut pas faire revoter les Irlandais sans modification majeure du texte. De plus, selon lui, les citoyens irlandais ont voté « non » parce qu’ils n’ont pas confiance dans l’Europe et non pas parce qu’ils voudraient obtenir telle ou telle concession de la part d’autres Etats membres. La ratification ne sera selon lui pas accomplie au 1er janvier 2009 mais finalement peut-être que c’est d’une crise majeure que l’Europe doit traversée pour en ressortir grandie...
Quand on lui demande si l’Europe est trop éloignée des citoyens et ne s’occupe pas des problèmes concrets des citoyens, l’ancien leader de la gauche italienne et ancien Président de la Commission européenne n’hésite pas une seule seconde : « c’est un grand mensonge que de dire que l’Europe ne s’occupe pas des problèmes des citoyens » et de rappeler dans la foulée les problèmes auxquels la Commission s’est attelée ces dernières années : marché intérieur, frontières, libre circulation, énergie... Ainsi, les problèmes qui restent aujourd’hui sont, selon M. Prodi, liés à « un manque d’Europe et pas à « trop d’Europe ». Les choses évolueront lorsque les citoyens sortiront d’une grille mentale passéiste tournée vers la sécurité et la tranquillité offerte par le cadre nationale .
Sur la situation de la sociale-démocratie en Europe (majorité de gouvernements de droite et gouvernements de gauche en difficulté), M. Prodi affiche là aussi sa confiance : les choses vont et viennent, la gauche reviendra au pouvoir à un moment ou à un autre car selon lui les combats à mener par les partis de centre-gauche n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui : inégalités de revenu « tragiques », problèmes liés à la sécurité sociale, multilatéralisme : « il y a encore beaucoup à faire » nous déclare-t-il.
Enfin, quand on lui donne l’occasion de critiquer la Commission Barroso, relativement sous le feu des critiques à cause de son immobilisme, M. Prodi remet ses habits de Président de l’exécutif européen et nous confie sans ambages que la Commission « travaille dans des conditions très difficiles », et est soumise à des pressions internes et externes fortes...


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ROMANO PRODI : „Die Iren haben ’Nein’ gestimmt, weil sie kein Vertrauen in Europa haben“

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