Quelques étapes dans la vie et la carrière de Robert Rochefort
né le 19 septembre 1955
Robert Rochefort est un ancien élève de l’ENSAE (Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique)
Il débute sa carrière au sein de la direction des statistiques de la caisse nationale d’assurance maladie puis au centre d’études et d’économie de la santé
Depuis 1987, Robert Rochefort est directeur du CREDOC, le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie. Il en est devenu le directeur général en 1995
depuis mars 2006 : il est membre du Conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre
Il est également membre de plusieurs comités et conseils dont le Conseil scientifique des statistiques du Haut Conseil à l’Intégration et le Conseil d’éthique publicitaire du BVP (Bureau de vérification de la publicité) et président de la formation Démographie, conditions de vie du Conseil national de l’information statistique.
Il est chroniqueur régulier pour le quotidien catholique La Croix et le magazine économique Challenges.
Sans engagement politique actif auparavant, il rejoint le Modem et est désigné tête de liste dans la circonscription Sud-Ouest lors des élections européennes de juin 2009.
Il est spécialiste des questions de consommation, sujet sur lequel il a publié plusieurs ouvrages, dont « La société des consommateurs » (1996), « Le consommateur entrepreneur » (1998) et « Le bon consommateur et le mauvais citoyen » (2007).
Robert Rochefort n’est pas un homme politique professionnel, il le fait savoir, l’assume et le revendique. Si le directeur du CREDOC a fait le choix de l’engagement politique, ce n’est pas pour se livrer à de grands discours et autres « joutes oratoires » (pour lesquels on sent bien qu’il n’a pas vraiment d’affinités), mais pour faire valoir ses « compétences » : celles d’un scientifique, observateur assidu de la vie économique et sociale de son pays depuis des années, et qui ne désire rien de plus que de travailler sur des sujets d’autant plus « concrets » qu’ils sont « techniques ». De ce point de vue, le pari semble réussi d’avance : précis, structuré et argumenté, son discours sonne comme une démonstration mathématique qui vous explique l’Europe par A+B.
Mais le professeur Rochefort se révèle aussi être un élève qui apprend vite. En effet, le nouveau venu à la politique maîtrise déjà avec aisance - même si la passion fait peut-être un peu défaut - la rhétorique bayrouiste : l’idée d’un centre « radicalement différent et indépendant » de la droite et de la gauche ; la critique de Nicolas Sarkozy revendiquée comme programme contre l’ultralibéralisme économique ; et l’utilisation de thématiques nationales justifiée par le fait que « la vie politique est une continuité ». Au passage, l’on apprend quand même (même s’il ne s’agit que d’un secret de Polichinelle) que ces élections européennes ne sont pour le MoDem qu’une « étape » vers 2012...
Interrogé sur les principaux éléments du programme du MoDem, les réponses de Robert Rochefort pourraient se résumer assez facilement par le message « plus d’Europe », surtout dans le domaine de la coopération économique et sociale : coordination économique renforcée par un « ministre de l’économie » européen, mise en œuvre d’un réel plan de relance européen et d’une réelle politique sociale communautaire, la crise dévoile selon lui le besoin d’accentuer encore le développement des politiques communes. Des objectifs qui restent finalement assez généraux, et dont on est en droit de se demander comment le MoDem s’y prendra pour les réaliser. Le travail de persuasion ne fait sans doute que commencer...










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